Accueil > Pôle formation > CFA - Centre de formation d'apprentis > Débouchés/insertion

Des emplois à la clé

Les filières agricoles et hippiques, bien que marginales en région parisienne, représentent un attrait pour bons nombres de jeunes franciliens qui sont souvent des jeunes ayant grandi dans un contexte péri-urbain et qui souhaitent travailler au contact des animaux et de la nature. Parmi nos apprentis en BTSA Analyse et Conduite des Systèmes d’Exploitation, plus de 80% d’entre eux ne sont pas issus de familles ayant une activité de production agricole. Si l’on regarde les niveaux V et IV, le constat est identique voir supérieur : peu de jeunes ont des parents cavaliers.

A l’heure actuelle, les filières hippiques et agricoles ne sont plus comme cela a été le cas pendant très longtemps, des filières où l’on se formait "sur le tas". Cette pratique très ancienne apporte malgré tout un point très positif car les maîtres d’apprentissage ont conscience de leur rôle de formateurs.

Les offres d'emplois augmentent en filière hippique

Les emplois générés par la filière équine croissent régulièrement de 1 à 2 % par an depuis 10 ans. Ces emplois peuvent être répartis en 3 catégories.

- Les emplois agricoles : depuis 2005, avec l’adoption de la loi sur les territoires. Ce secteur qui compte de l’ordre de 35 000 emplois, repartis entre l’élevage, l’entraînement des chevaux de course, le débourrage, le dressage, l’entraînement des chevaux, l’exploitation d’un Centre Équestre, le débardage, l’utilisation de la traction hippomobile, offre un potentiel intéressant de possibilités d’insertion professionnelle ou de création d’activité économique.

Les emplois non agricoles, au contact du cheval : enseignant d’équitation, spectacles équestres, propriétaire non-éleveur, non-entraîneur, maréchal ferrant, marchand d’animaux, vétérinaire…, soit 5 000 emplois.

- Les emplois non agricoles, indirects : prestataires de services, organisation des paris sur les courses hippiques, fournisseurs d’équipements, d’aliments, artisans bourreliers et selliers, presse, formation et recherche… et organismes publics et socioprofessionnels, soit un total de 27 000 emplois.

Besoins de techniciens bons cavaliers

La filière hippique manque de bons cavaliers, de techniciens capables de travailler des jeunes chevaux et de les amener progressivement à une carrière de sportifs. Cette partie est importante car les professionnels souhaitent pouvoir trouver de jeunes cavaliers capables de débourrer et travailler les jeunes chevaux. A ce titre, le BAC PRO et le Certificat de Spécialisation proposé à Rambouillet répondent à cette demande ; la formation CS a été conçue sur la demande des professionnels et est soutenue par les professionnels. Cependant la filière cheval a un grand besoin de soigneurs de qualité tout comme des moniteurs chevronnés. Nous évoquions dans un précédent paragraphe le turn-over important dans cette filière et c’est l’élément explicatif des besoins constants.

Besoin de nouvelles compétences en agriculture

Pour les formations agricoles, les futurs professionnels ont besoin d’être formés au travail pratique du sol ou au travail avec les animaux mais ils doivent aussi développer des compétences liées au management d’entreprise, à la prise de décisions stratégiques, au suivi vétérinaire et sanitaire etc. Un exploitant agricole ne correspond plus à l’image du paysan : c’est un chef d’entreprise qui outre la partie pratique de l’activité, doit aussi avoir des compétences de gestion et de suivi comptable et de pratiques professionnelles raisonnées. A l’heure où nous parlons de « défi alimentaire », la place de l’agriculture n’est pas questionner et la formation sera un des leviers.

CEZ - Bergerie Nationale - Parc du château - CS40609 - 78514 Rambouillet cedex 
Tél. accueil standard : 01 61 08 68 00  -  Tél. Ferme pédagogique : 01 61 08 68 70